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Musée des Beaux-Arts de Rennes

Culture & Diversity
Arts
Ongoing Project

Musée des Beaux-Arts de Rennes

Ce musée dispose d’une excellente équipe mais ses rapports avec les mécènes sont rendus difficiles par les règles édictées par sa tutelle. Seule échappatoire, les souscriptions. Précisément, ils en ont lancé une en février 2026 pour acquérir l’ensemble des dessins conservés par la descendance de l’artiste breton Camille Boiry (1871-1954). Il s’agit de 1200 dessins en 31 carnets. La fondation qui cherche à promouvoir l’histoire de l’art ne pouvait laisser passer cette occasion, d’autant qu’une étude détaillée sur le peintre est en cours à Rennes. Nous avons donc souscrit pour la quasi-totalité des fonds réclamés via la Sauvegarde de l’Art français.

Né à Rennes, Camille Boiry a fait des études aux Beaux-Arts de Paris. S’il était très ancré dans sa Bretagne natale, comme en témoigne son tableau emblématique le Joueur de biniou, il a aussi beaucoup voyagé : Maroc, à l’appel de Lyautey après la Grande Guerre (où il aura un tableau primé), Liban et Syrie, Argentine. Il a aussi peint des vues de Paris et des croquis de la Grande Guerre. On lui doit enfin une documentation sur les JO de Paris en 1924. Un de ses carnets comprend de nombreuses esquisses pour le Joueur de Biniou, indispensables pour comprendre la genèse du tableau.

Mais ce qui a le plus touché le mécène, c’est la découverte des trois carnets du Maroc. En effet, après l’armistice, le maréchal Lyautey, avec lequel la famille du mécène a eu des liens, a invité de nombreux artistes à venir au Maroc pour faire la promotion de ses sites et paysages, sur les traces de deux peintres connus arrivés pendant la guerre, Jacques Majorelle et Bernard Boutet de Monvel. Camille Boiry a répondu à son appel et sillonné le pays de Rabat à Marrakech en passant par Meknès. D’où trois carnets de scènes de rues, détails d’architecture, portraits sur le vif, qui ne sont pas sans rappeler la façon de procéder d’un grand aîné, Delacroix.

Le travail en cours à Rennes permettra de réévaluer l’importance de Camille Boiry, en même temps qu’il montrera, comme le font ces carnets, qu’il ne fut pas seulement un peintre régionaliste breton. 

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